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30 mars 2005 3 30 /03 /mars /2005 00:00

Extrait du Bel Inconnu tome 2 ( aux éditions Carabas/ distribution Hachette ):

 

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26 mars 2005 6 26 /03 /mars /2005 00:00

Ce brillant acteur anglais a écrit son autobiographie et a  été publié  et traduit ( par Romain Slocombe) cette année.

George Sanders est Addison de Witt, le méchant critique lucide et cynique de EVE, de Joseph L. Mankiewicz. Il est aussi Lord Wotton, aristo une fois de plus cynique qui donne à réflechir au jeune Hurd Hatfield  dans le film d' Albert Lewin, LE PORTRAIT DE DORIAN GRAY. Il est, encore une fripouille mais romantique celle-ci, l'écrivain Miles Fairley dans L'AVENTURE DE MME MUIR, toujours de Mankiewicz. Et bien d'autres rôles encore dans IVANHOE, VOYAGE EN ITALIE de Rossellini, REBECCA de Hitchcock, LES CONTREBANDIERS DE MOONFLEET de Lang ou même LE VILLAGE DES DAMNES de Wolf Rilla. Ce sont souvent des personnages spirituels, désabusés, cyniques et parfois cruels. Comme il le décrit lui-même dans cet ouvrage " J'étais infect mais jamais grossier. Une espèce de canaille aristocratique.(...) J'étais le type de traître qui détestait tacher de sang ses vêtements; pas tellement parce que je redoutais d'être découvert, mais parce que je tenais à demeurer propre sur moi."  C'est sur ce ton, amusant et désabusé, comme si au fond, aucun des éléments de sa vie n'avait plus d'importance que cela, que George Sanders déroule la bobine du film de sa vie, de sa naissance aristocratique à St Petersbourg en 1906 à son suicide dans un hôtel de Barcelone en 1972. Entre-temps, il aura été chanteur d'opéra, brillant acteur de cinéma, marié à Zsa-Zsa Gabor, restant non-chalamant un bon vivant distingué.

Curiosité: George Sanders n'a pas jouer que des crapules: A la fin de années 30, il fut l'interprète à l'écran, bien avant Roger Moore, Ian Olivery ou cette bûche de Val Kilmer, Simon Templar, alias le Saint, de Leslie Charteris.( ce dernier, d'ailleurs, n'aimait pas tellement ces adaptations réalisées par la RKO) Après avoir découvert Sanders dans ses rôles de Salaud Lumineux, il difficile surtout de croire à la droiture de Templar dans ces films là. Sanders avoue s'y être de toute façon ennuyé.

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24 mars 2005 4 24 /03 /mars /2005 00:00

C'est le titre du premier album du Bel Inconnu de Nathalie Ferlut aux éditions Carabas. ( Le deuxième, dont je suis en train de finir les couleurs, devrait paraître en Avril ou Mai 2005.)

Il s'agit d'une adaptation d'un roman du XIIIe siècle écrit par Renauld de Beaujeu et relatant les aventures épiques d'un chevalier de la Table Ronde. Moins connu que Gauvain, Perceval ou Tristan, son histoire n'en est pas moins interessante.

Dans le roman original, le narrateur raconte explicitement cette épopée à une belle qu'il tente de séduire sous ses fenêtres. A dessein, il dirige le destin de l'Inconnu au gré de ses humeurs ou de celle de la belle.

Ici, le narrateur, Renauld de Beaujeu lui-même ( avec une physionomie légèrement empruntée à Georges Sanders ), est transposé au XIXe siècle, et essaie toujours de séduire la belle sous ses fenêtres. Il raconte alors comment s'est présenté au roi Arthur un jeune chevalier, brave et courageux, ignorant tout de ces origines.

 

 

La suite dans le bel album des éditions Carabas.

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21 mars 2005 1 21 /03 /mars /2005 00:00

Pour arrêter de fumer, comme j'étais un gros consommateur depuis longtemps, je suis allé voir mon médecin. Celui-ci m'a prescrit des patchs et conseillé d'économiser dans une tirelire l'argent de mes cigarettes pour m'acheter "quelquechose qui me fasse plaisir". Sur le coup, j'ai trouvé ça idiot. Je me suis dit que je ferais des economies et c'est tout. Et puis, à la réflexion, le coût de trois paquets de clopes est le même que celui d'un livre. Or, des bouquins, ça fait un moment que je n'en achète plus parce qu'on est fauché.

Aussitôt pensé, aussitôt fait: je suis allé m'acheter Le combat ordinaire de Larcenet (le tome 2, mon libraire n'avait pas le premier) et je ne regrette rien.

Voilà un moment que je me disais qu'il fallait que j'aille lire ses bouquins, que ça m'avait l'air interessant. Jusque là, je ne connaissait que quelques histoires de Bill Baroud parues dans Fluide Glacial, les Donjon Parade, et Presque...( editions les rêveurs de runes), mais je n'avais pas encore ouvert ses livres où il parle du quotidien, comme dans cette série.

C'est, à mon sens, assez réussi. Il revendique le terme de "vulgarisation" pour son travail ( "vulgarisation" et non "vulgarité") et c'est tout à fait légitime. Si ça peut parler au plus grand nombre, tant mieux. Car le dessin est clair et efficace, les couleurs ( de son frère, je crois) magnifiques de délicatesse et de simplicité et le récit mèle habilement humour et drame, personnages à peine plus caricaturaux que dans la vraie vie ( Fabrice Blanc, un photographe qui  "a des couilles" en est bel exemple ) et évènements à peine plus scénarisés.

Il est heureux que de tels auteurs existent. Grâce à eux, le quotidien à bel et bien les pieds dans la bande dessinée populaire, ce qui était impensable il y a à peine dix ans.

Merci, Manu Larcenet.

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