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Autopsie d'un meutre avec lapins et caddie

Vous l’aurez évidemment noté, ça fait un petit moment que Thierry n’intervient plus trop sur ce blog. Il y a une raison bien simple à cela : je l’ai tué. Ben oui, je l’ai brutalement assassiné, alors qu’il était assis devant l’ordinateur, gratouillant et bousinant des trucs et des bidules dans la partie " aspect général de votre blog " de ce blog. Ma seule excuse valable, c’est que je n’aimais pas du tout le rose fluo qu’il s’apprêtait à mettre en fond. Ecrit comme ça, on pourrait trouver que je suis un peu vive, ou sans cœur, ou je sais pas quoi, mais si vous aviez vu le rose en question, vous auriez pensé que mon excuse était recevable… Donc, je l’ai tué en l’assommant avec une chaise, puis j’ai traîné son pauvre corps martyrisé dans la douche pour le scier en petits bouts à l’aide de la scie sauteuse polonaise des années soixante dix que nous a donné mon père. La scie sauteuse n’ayant pas voulu fonctionner correctement (elle fait ça tout le temps, même avec du bois), je l’ai jetée par la fenêtre  en pensant qu’elle irait s’écraser sur la porte du médecin très snob qui habite en face ( hé hé ! tant qu’à régler quelques comptes, hein, autant nettoyer l’ardoise…). Mais la fenêtre était fermée et c’est du double vitrage, aussi la scie sauteuse est retombée sur le carrelage de la salle de bain où elle s’est remise en marche. Le vrombissement agressif de son moteur m’aura servi sans doute de fond sonore pendant que je terminais de remplir un caddie à roulettes avec les morceaux de Thierry. Après, j’ai passé un coup de douchette dans le bac à douche pour éviter que les taches de sang ne s’incrustent dans les joints de carrelage que nous avons refait, il y a peu.

Fig 1, le corps du délit est fourré à l'intérieur...

Ensuite, alors que je descendais l’escalier en traînant péniblement derrière moi le caddie à roulettes (fig1) dégouttant de sang et bien alourdi par les soixante dix kilos de bidoche à l’intérieur –sans compter la tête- j’ai entendu une grosse voix tempêter quelque chose comme " Eeeh, mais c’est dégueulasse ! Le bac à douche il est immonde, il y a plein de saloperies collées dedans ! " J’ai bien entendu laissé là mon caddie et je suis remonté : c’était Thierry, qui s’apprêtait à prendre une douche. Ici, si vous n’avez pas décroché, vous devez probablement vous poser la même question que moi (avec peut-être moins de fièvre angoissée): si Thierry se trouvait encore là, tout normal, pas en morceaux et avec une serviette de bain en main, alors, QUI (ben oui, qui ? ?) avais-je réduit en caddie-bolognaise cinq minutes plus tôt ? ?

Je me revois encore, debout dans la salle de bain ensanglantée où vrombissait sans doute encore la scie sauteuse, émettre avec une relative mauvaise conscience une hypothèse un peu foireuse : " ça doit être le chat qui a tué un lézard… ". Comme je me suis réveillée peu de temps après, je me souviens surtout très bien de ce sentiment de vilaine culpabilité qui baignait nauséeusement ce rêve débile. Le problème c’est que je ne suis pas bien certaine que cette mauvaise conscience s’appliquait au fait d’avoir abominablement assassiné un être humain… Non, je crois que ce qui m’embêtait surtout, c’était d’avoir essayé de faire accuser le chat…

 

Est-ce grave, docteur, de faire des rêves pareils ? Probablement pas. Peut-être devrais-je surtout éviter de regarder des couillonnades à la télé … Tiens, ça me fait penser à une autre belle histoire :

(fig2)

la scène du drame, avant le drame...

Il y a bien longtemps, j’ai connu une fille vraiment très très normale qui faisait très souvent le même rêve : elle se promenait dans un bois tout à fait innocent, y rencontrait plein d’animaux à grands yeux doux (fig2) avec lesquels elle avait de longues conversations (ici, je ne sais pas trop le genre de conversation qu’on peut tenir avec ce type d’interlocuteur… Peut-être y a t-il moyen de discuter gastronomie

" oh, regarde, Pan-Pan, là ! du trèfle !

  • Où ça ? où ça ? où ça ? ?
  • Ben là, à côté du liseron qui est derrière le petit chêne…
  • Ooh ! Du liseron ! miam scrountch, j’adore cha, moi, le ligeron, mioum… ")

Bon, je reviens à mon histoire. Cette fille, donc, immanquablement, alors qu’elle était en pleine conversation comme je l’expliquais plus haut, voyait surgir de derrière un arbre, Bugs Bunny, lequel se jetait sur elle, lui arrachait ses vêtements et la violait avec une rare brutalité…(fig3)

Fig 2,

Portrait robot du coupable présumé. A notez: ses yeux cruels qui peuvent, s'il en est besoin

hypnotiser celle ou celui qui sera victime de sa concupiscence  ...

Voilààà. Et vlan pour la normalité… Je veux dire que cette fille, elle n’avait pas l’air plus perverse que Caroline Ingalls. Et bon, elle rêvait de ça plusieurs fois par ans, ce qui tend à prouver qu’il y a plus bizarre que moi.

Moralité : même en rêve, je n’arrive jamais à nettoyer correctement la salle de bains.

Moralité bis : si tu vas dans un bois pour discuter avec des animaux, tu es peut-être très normal, mais tu es quand même un peu couillon. A tout hasard munis-toi d’un gros bâton…

EEEuuhh… pourquoi je racontais tout ça, moi, déjà ? Je ne sais plus bien… Pour meubler, peut-être. Un peu de bonne littérature, ça fait du bien.

 

Ps:  pour les vrais amateurs de lapins, s'il y en a: http://www.kafkaiens.org/16kaf/chasstest16.htm

 

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G
Ouf, j'ai pris peur, un moment j'ai cru que c'était le lapin de Kérbéros qui avait subit le traitement du cadi ^^.<br /> Pis, Mme Merle, on vous a reconnu ^^...
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C
oui QUI alors? bon ben si on se réfère à la psychomachinchose je dirais oui ben bref que euh...finalement ça fait p'têt' pas d'mal de tuer son Jules de temps en temps...(oups pardon Thierry mais bon hein...j'ai trop rigolé...)
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