Comme Nathalie l'a annoncé la semaine dernière, je me vois dans l'obligation de vous montrer ici les pages que j'ai dessinées pour Je Bouquine. En fait, je ne suis pas très content de ce travail, mon graphisme ayant évolué depuis. A ma décharge, si cette histoire a été publié dans la revue le mois dernier, elle m'avait été commandée deux ans plus tôt. Je dois préciser aussi qu'il ne s'agit là que d'un extrait du roman, et que le scénario est une adaptation d'un auteur maison, Claude Carré.
Chacun sait aujourd'hui que Emile Ajar n'était qu'un nom d'emprunt pour Romain Gary qui n'aimait pas être catalogué. Sous ce nom, il se permit donc d'écrire un roman ( remarquable) différent de ces précédents ouvrage.
La particularité du style de cet ouvrage, c'est qu'il est raconté à la première personne, par son jeune protagoniste, Momo, avec son propre vocabulaire. Cela donne souvent de truculentes tournures de phrases, les connaissances de cet enfant, d'origine algérienne, se limitant au milieu des immigrés et des prostituées de Belleville dans les années 1970. Il a ainsi tôt fait de mettre un mot pour un autre ou d'user d'une syntaxe à faire claquer un académicien.
Madame Rosa, l'autre protagoniste de cette histoire est une très vieille femme juive ( dont on comprendra assez vite qu'il s'agit d'une ancienne prostituée) qui, moyennant quelques financements, s'occupe et héberge les enfants des putes du quartier. Parfois, lorsque leurs mères peuvent changer de vie ou quitter Paris, elles viennent les rechercher. Et parfois, les enfants restent abandonnés, comme c'est le cas pour Momo qui est là depuis si longtemps qu' il s'est pris d'affection pour Madame Rosa comme pour une mère.





























Voilà. Pour la suite, je vous la joue comme Je Bouquine, je vous encourage à lire le bouquin de Romain Gary ( qu' on trouve en poche chez Folio-Gallimard).